Moments de stages...

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Abécédaire de technique vocale du chant lyrique

 Nous remercions Madame Miranda pour ses corrections et ses remarques précieuses.

 

Technique vocale du chant lyrique: l' accroche du son

Pour être juste la voix doit être "accrochée" très haut. Les images pour décrire cette sensation sont très diverses (sensation que la voix monte droite vers le haut et  dans le masque, impression que le son suit le palais, au dessus de l'articulation des mâchoires à l'arrière, de la voix qui flotte comme une balle sur un jet d'eau...). Cette place vocale dépend  de la hauteur du son mais les notes doivent être toutes placées sur une très petite zone (image de la machine à écrire, de la corde à linge...).

 

Technique vocale du chant lyrique: les "fameux" aigus

Dans l'aigu il faut avoir la  sensation d'ouverture, d'élargissement à l’arrière, d'ouvrir derrière et élargir, d'occuper l’espace,cette sensation doit être agréable. L' aigu semble prendre l'espace. On dit parfois que cette ouverture doit "accueillir l'aigu".
Il faut anticiper les notes aigus notamment par la position du corps et l'ouverture de la mâchoire. Il ne faut  pas monter le corps  et le larynx mais éloigner la zone d'appui de la zone de résonance. La zone d'appui doit être large comme la base d'une pyramide et la gorge ouverte. On peut parler d'une descente dans le corps avnt et pendant l'aigu, un peu comme si l'on inversait  le positionnement du corps en opposition avec la place des notes sur la portée, plus les notes sont hautes et plus il faut descendre dans le corps, avec aussi la sensation d'ouvrir en bas du dos. Une autre image utile est celle d'un parapluie qui s'ouvre tout au tours des côtes et, pour les notes plus aiguës, d'avoir l'impression d'avoir une traine qui descend des reins.


Technique vocale du chant lyrique:  la gestion de l'air

La prise d'air avant de chanter doit se faire sans force, l'idée est de laisser entre l'air avant de mettre en place l'appui sur lequel on va chanter. Pendant toute la durée de la phrase l'écoulement de l'air doit être continu, il faut chanter sur le souffle c'est  un des secrets du legato et de la possibilité de chanter des phrases longues sans respirer. Pour en prendre conscience des exercices bouche fermées sir des v ou des s sont très efficaces. On peut aussi chanter tout son morceau ainsi en veillant à ce que l'air sorte de façon continue comme si l'on gonflait un ballon.
Les femmes prennent souvent trop d’air et pas assez de force, les  hommes font souvent  l’inverse
Il faut faire des exercices de rétention de souffle pour mieux contrôler la prise d'air mais sans forcer, calmement.


Technique vocale du chant lyrique: l'appui (apoggio)


Notion fondamentale qui donne lieu à diverses explications, voici les conseils les plus courants, les plus « classiques » et les plus concrets.
Terme souvent utilisé de manière indifférencié avec « soutien » mais qui semble mieux exprimer le phénomène physiologique  en cause.
Après le blocage de la respiration, la voix doit pouvoir « se poser »  pour faire une attaque nette et que la voix reste juste, ne « tombe » pas.
La difficulté est de provoquer une pression d'air sur la glotte sans « forcer » sur les cordes vocales. L'appui doit se faire sans violence, avec plutôt la sensation de "laisser la place" pour l'ouverture de la gorge plutôt que de faire une poussée vers le haut.
Il ne s'agit pas de pousser non plus vers le bas car cela affaisse le thorax.
Il faut  garder un volume le plus large possible pour maitriser la sortie de l'air. Si on se contente d'une expiration naturelle, on ne  peut pas obtenir un « beau son chanté ».
Il faut maintenir l'action des muscles de l'inspiration pendant cette expiration contrôlée pour créer un équilibre dynamique de ces muscles antagonistes. La respiration basse, côtes flottantes permet seule un bon contrôle de l'appui.
Si cet appui est insuffisant  les fins de phrases ne seront pas justes et l’on va contracter d'autres zones (mâchoire, langue, nuque, thorax ) pour compenser.
Il ne faut pas souffler en chantant au sens d'envoyer une pression quelconque, cela se fait naturellement par les muscles expirateurs.
L'appui n'est pas un mécanisme de force, il correspond à la sensation de garder le volume d'air, un peu comme l'impression de chanter en apnée en sentant le maintien de son diaphragme bien large dans toutes les directions et surtout sur les côtés et derrière
Si la détente est suffisante, on peut sentir cet appui dans la région lombaire également par la mobilisation des muscle et l'élargissement et la poussée part du sol.
Pour les aigus, l'appui ne doit pas être plus fort mais plus profond et plus large.

L'appui doit soulager les cordes vocales et libérer le larynx
Il existe d'autres zones d'appui prônées par certains professeurs, elles n'ont pas le même rôle mais par exemple  une zone  importante  se situe dans le palais au dessus des incisives, la conscience de placer un appui est demandée notamment pour certaines voyelles  comme le A.


Technique vocale du chant lyrique:  l'articulation du texte chanté


L'articulation se fait grâce à un ensemble d'organes  mobiles : lèvres, mâchoire inférieure, langue et voile du palais. L'articulation n'est pas une suite de positions indépendantes sauf pendant les voyelles sur une note fixe, il y a une mobilité permanente  de l'ensemble.
Il faut articuler mais il ne faut pas de tension dans les lèvres et la mâchoire et que l'ouverture de la gorge et de l'arrière gorge ne doit pas se fermer à cause de l'articulation.


Image: comme des plein et déliées à la plume, faire le plein sur l'accent tonique et le délié sur la dernière syllabe.  Par exemple, avant une note aiguë, prendre appui sur la note précédente (cela ne veut pas dire laisser tomber le son dans la gorge...) puis diminuer avant la fin de la note pour faire ensuite un aigu allégé.
Importance du texte : chanter en rendant les texte compréhensible est la « politesse du chanteur »,
« Le chant n'est autre chose que la parole devenue musique », il faut chercher à calquer le chant sur la parole, tant pour la respiration, les accents toniques que pour l'articulation et les résonances.


Technique vocale du chant lyrique: l'attaque des sons


C'est le début du son. Il doit être précis et coordonné. Une bonne attaque du son chanté demande un accolement net et complet des cordes vocales.
Pour cela il faut que l'inspiration basse ait été suivie par un blocage de la respiration avant de solliciter l'appui.
Mais en même temps, l'attaque au début d'un morceau se fait dans le mouvement de la musique et non pas l'idée d'un blocage.
Il faut aussi que la gorge soit ouverte avant le début du son: avec ouverture totale de la glotte (bâillement réprimé et sensation de gorge ouverte) pendant l'inspiration

L'attaque ne correspond pas à un mouvement direct vers l'avant mais à un mouvement d'ouverture, un peu comme si le son tournait à l'intérieur avant de sortir. Plus le son est aigu, plus l'attaque doit être pensée comme basse. Il ne faut rien fermer ni contracter dans la bouche ni le visage.

 

Technique vocale du chant lyrique:  travail bouche fermée


Les exercices bouches fermées permettent de sentir la nasalisation, les volumes à l'intérieur de l'arrière palais et les résonances hautes et la continuité et l'homogénéité du souffle.


Technique vocale du chant lyrique:  la colonne d'air


La voix doit donner l'impression d'être suspendue au dessus de la colonne de l'air qui monte, comme une balle sur un jet d'eau. Cette colonne doit être présente tout au long de la phrase chantée, cette façon de chanter sans à coup permet de faire des phrases longues.


Technique vocale du chant lyrique: les cordes vocales


Ligaments qui ont la forme de deux lèvres qui s'ouvrent et se ferment quand l'air les traverse.
Elles font partie du larynx (partie centrale du larynx). On peut sentir leur travail en faisant des voyelles bouches ouvertes.


Technique vocale du chant lyrique: les consonnes


Les consonnes doivent être chantées à la même hauteur que la voyelle pour faire une belle attaque.
Les consonnes renvoient la voix devant mais la voyelle doit être "pensée" comme continuant pendant la consonne pour ne pas couper le son.  Les voyelles traversent la consonne.
Dans les diphtongues, chanter la voyelle et la consonne doit être "collée" à la syllabe suivante.
Le  "d", le "n"  ou le "l" doivent être faits par une léger coup de langue sans fermeture de la mâchoire, sans force.

Il est important de faire des exercices en contrôlant les mouvements de la mâchoire pendant l'articulation. La mâchoire dot bouger librement sans crispation.


Technique vocale du chant lyrique: le corps du chanteur


La position du corps est très importante, elle doit être  bien droite.
Il faut libérer les tensions dans  la nuque, les épaules, la mâchoire. avec un appui sur les pieds très solide et sur le bassin et le reste du corps s'élève.  Penser comme si l'on avait "le bas d'un corps d'une personne forte et le haut comme celui d'une princesse".
Les genoux relâchés doivent transmettre l'appui solide dans le sol.
La détente permet d'avoir la sensation de la voix qui descend dans le dos.
Le confort n'existe pas dans le chant, il faut une tenue et  un engagement du corps...


Technique vocale du chant lyrique: le mouvement des côtes


Elles doivent rester ouvertes pendant l'expiration mais  ne pas monter. Il faut les ouvrir latéralement, mais aussi sur toute la périphérie du corps. On peut s'entraîner à chanter assis pour sentir l’ouverture des côtes à l'arrière contre le dossier de la chaise.


Technique vocale du chant lyrique:  le diaphragme


C'est un muscle en forme de voute situé à la base des côtes. C'est le principal muscle inspirateur mais ce n'est pas les seul. Quand il se contracte, il s'avance et s'abaisse  et fait pression sur la partie abdominale qui peut alors servir de point d'appui. Sa contraction augmente le volume des  poumons et l'air entre. Son action est antagoniste des muscles  de la paroi abdominale.
Pour chanter, il doit rester bas car ainsi il permet la dilatation de la base de la poitrine et cela évite les tensions du larynx vers le haut.


Technique vocale du chant lyrique: l'expiration


Lors d'une respiration normale ( (0,4 à 0,7 l) il reste de l'air dans les poumons 1,5 à 2,5l qui peut être utilisé pour chanter par exemple et même à la fin d'une expiration complète il reste encore, contrairement à ce que nous ressentons, plus d'un litre  d'air qui ne peut être expulsé. La capacité respiratoire, l'air contenu dans les poumons, est en moyenne de  3 à 5l et jusqu'à 7l pour un grand sportif.
Dans la respiration normale l'expiration est due à des phénomènes mécaniques de différence de pression entre l'intérieur des poumons et l'extérieur. L'expiration volontaire est principalement réalisé grâce aux muscles abdominaux.
Ce qui est très important à comprendre c'est l'antagonisme entre ces muscles et le diaphragme, quand ils sont contractés le diaphragme se détend et remonte. La technique de l'apoggio est une recherche d'équilibre entre ces deux forces contraires: le diaphragme ne cède pas  brusquement aux muscles expirateurs, ils se  servent mutuellement d'appui pour se remplacer progressivement. Le diaphragme permet le contrôle et régule l'expiration par les muscles abdominaux.. La notion d'équilibre qui se modifie progressivement est essentielle.
Résumé: inspiration, ouverture des poumons par le diaphragme et le intercostaux et muscles postérieurs fixés au cervicale, mise en tension des muscles expirateurs abdominaux en même temps que reste contactés le diaphragme et enfin chant sur cet équilibre qui se modifie peu à peu vers  le remplacement du diaphragme qui remonte lentement par les abdominaux.
Le souffle rencontre les cordes vocales ainsi mises en vibration et crée le son.
Pas de rôle des muscles du cou ou des épaules...

 

Technique vocale du chant lyrique:  la fin des phrases chantées


Il est difficile de la maitriser.  Le plus important est de ne pas relâcher l'appui, on peut s'aider en pensant que l'on avale le son à la fin ou de sentir la continuité du souffle jusqu'au bout. Sur les notes tenues on peut penser qu'on laisse "vivre les voyelles", par exemple, les laisser filer et ouvrir la mâchoire mais sans oublier de soutenir. On peut aussi interrompre le son par une réouverture sans force, ceci est facilité par les fins de phrases avec des "t" par exemple notamment lorsque l'on chante en allemand.

 

Technique vocale du chant lyriquele focus de la voix du chanteur


Il existe une façon d'émettre les sons dans une fréquence particulière qui correspond à la fois à un plus grand volume, une grande sensation de facilité et un son très riche pour l'auditeur, c'est ce que recherche le chanteur, il doit rester dans cette zone de fréquence quelque soit la voyelle et la hauteur des sons.
Cela se traduit par les expressions comme " "garder les sons au même endroit", chanter comme une "machine à écrire en tapant toujours au même endroit". L'important est de concentrer les sons vers la même sortie comme si l'on soufflait dans une petite flûte.
Il semble que plutôt qu'une zone, il s'agit plutôt d'un ensemble de sensations, de volume, d'ouverture, de détente et tout cela sur l'appui solide qui rend possible  cette ouverture et avec une tenue du corps qui la facilite. Le développement de l'ensemble de la musculature de l'appareil vocal est aussi indispensable.
Cette façon de chanter permet également d'être entendu  sans augmenter beaucoup  les décibels, le volume, même  avec un orchestre. Le passage de l'orchestre par la voix  se fait ainsi également  par le timbre et non pas seulement par la puissance.


Technique vocale du chant lyrique: la glotte


Dans les "coups de glotte" qui sont nécessaires pour certaines vocalises et trilles, et dans certaines attaques. Exceptionnellement, ce n'est pas le diaphragme qui est moteur il réagit seulement. L'usage de cette technique doit retser limité.


Technique vocale du chant lyrique: la gorge

La gorge doit rester largement ouverte et sans tension. Il faut chanter"aperte" comme disent les italiens.
Avant de chanter  on peut par exemple penser un A énorme dans la gorge pour tout ouvrir, sensation de grands espaces intérieur, bâillement sonore en retenant l’air.


Technique vocale du chant lyrique:  la hauteur des sons chantés


Elle est déterminée par  la fréquence de vibration des cordes vocales, c'est à dire par le nombre de leur ouverture et fermeture par seconde; ceci permet de réaliser un son juste ou pas et détermine en partie le timbre car cette fréquence peut être produite de plusieurs façons (voix de tête, voix de poitrine, voix mixte).
La capacité d'un chanteur à augmenter la hauteur des sons dépend de ses cordes vocales mais aussi (c'est un phénomène acoustique général) de la plus grande dimension de ses résonateurs, d'où la nécessaire ouverture dans les aigus.


Technique vocale du chant lyrique: l'inspiration du chanteur


C'est une ouverture, il ne faut pas se remplir mais laisser l'air entrer en bas puis garder cette sensation d'ouverture pendant le chant.
Elle se fait le plus souvent par la bouche pour des raisons de rapidité.
Les poumons suivent passivement la cage thoracique. L'inspiration complète se fait par l'abaissement du diaphragme (qui entraine une augmentation sous forme de sphère de la cavité abdominale) et  l'augmentation du volume de la cage thoracique  avec une avancée et une élévation du sternum devant et un mouvement d'ouverture des côtes sur les côtés et derrière. Ainsi le volume à l'intérieur des poumons augmentent et l'air entre.
Cette inspiration demande l'utilisation de muscles, elle est active mais ne doit pas être forcée, pour le chant elle doit être plus large mais rester souple.
Les muscles inspirateurs sont le diaphragme mais aussi certains muscles fixés sur les cervicales, d'où l'importance de la colonne vertébrale et l'extension de la colonne vertébrale et
enfin les intercostaux qui permettent d'ouvrir latéralement les côtes d'où l'importance d'une position avec les épaules ouvertes et redressées pour permettre à ces muscles de bien fonctionner.
Résumé: une position droite et redressée permet de mobiliser le diaphragme qui va permettre l'appui vers le bas et le bon usage des muscles d'ouverture des poumons.


Technique vocale du chant lyrique:la justesse du son chanté


Causes des problèmes de justesse:
1. Problèmes de l'utilisation de l'appareil vocal: mauvaise technique qui ne permet pas le bon ajustement, la bonne coordination au moment voulu notamment mauvais soutien: insuffisant ou trop tendu.
2. Problèmes psychologiques (trac, timidité) paralysent les éléments de la production vocale et la perturbent
3. Très rarement , il peut y avoir un problème  lié au stockage ou à la mobilisation des hauteurs  de son mémorisées ou parfois un problème d'audition.


Technique vocale du chant lyrique: la langue


Elle est très mobile et commandée par  17 muscles. La langue doit rester détendue, la pointe touche les dents d'en bas et elle doit s'appuyer sur différentes zones selon les voyelles et les consonnes émises.
les lèvres  pour le th anglais
les dents pour le u par exemple
les gencives au dessus des incisives  supérieures : son " l"
le palais dur
le palais mou
la luette
le pharynx
la glotte
L'arrière langue doit sortir de la gorge "vomitare la voce", elle ne doit pas boucher la gorge.
Dans le "i" l'arrière de la langue remonte et soutient la note sans fermer l'ouverture de la gorge.


Technique vocale du chant lyrique: le larynx

C'est une sorte d'anneau allongé posé sur la trachée et ouvert vers l'arrière. Il peut se mouvoir verticalement mais aussi d'avant en arrière (bascule du larynx) c'est ce que les mâitres italiens appelaient "aperte ma coperte": "ouvert mais couvert": couvrir les sons pour les notes aigues grâce à cette bascule du larynx. La bascule du larynx agit sur  les cordes vocales, elle les allonge,  en augmente ainsi la raideur ce qui augmente la fréquence vibratoire  et donne la possibilité de faire des notes plus aigues (couverture du son ou  notes de passage).
Le larynx est suspendu à l'os hyoïde.  Il comporte trois parties:
1   une partie qui en dessous de la glotte sur laquelle s'applique la pression de l'air venue des poumons
2  une partie centrale où se trouvent les cordes vocales qui ferment la glotte lorsqu'elles se touchent
3  une partie supérieure ave l'épiglotte
Chanter en mettant le doigt sur le larynx permet de sentir ses mouvements, il ne doit pas monter quand le son monte.

En dehors de sa fonction phonatoire, c'est le larynx qui se ferme pour que les aliments n'aillent pas  dans les voies respiratoires.
On peut sentir sa fermeture quand on fait une gros effort pour soulever quelque chose par exemple.
Le son issu du larynx, sans les résonateurs et l'appareil articulatoire peut varier en hauteur mais, ce son n'est pas beau car la fusion des différents passages de l'air entre les cordes s'opèrent ailleurs et il n'est pas articulé bien sûr.


Technique vocale du chant lyrique: le legato


Il fait la beauté du chant, il doit se faire entre les voyelles mais sans port de voix.
Il ne faut pas penser le chant comme une note après l'autre mais comme un perpétuel passage d'un son à l'autre et une circulation de l'air. il faut penser les phrases musicales comme de grands axes ou comme le vol d'un rapace qui survole les sons.


Technique vocale du chant lyrique: la mâchoire


L'ouverture doit se faire très haut à la jointure du maxillaire.
L'absence  de tension dans la mâchoires essentielle, les mâchoires ne jouent aucun rôle dans le chant..
On peut mettre la main sous la mâchoire pour sentir les tensions éventuelles.
Pour les aigus, il faut une faire une ouverture rapide mais sans force .
Cette ouverture doit être bien verticale, pas vers l'avant et il faut garder cette idée du le bâillement retenu.


Technique vocale du chant lyrique: chanter dans le masque?

Les sons doivent trouver un appui dans le masque, la partie avant du visage  notamment pour les sons graves qu'il faut appuyer devant, dans le masque mais en cherchant son clair.


Technique vocale du chant lyrique: la Nasalisation des sons chantés


Elle se fait par l'abaissement du voile du palais qui ouvre les cavités nasales
Le timbre change les voyelles se nasalisent, le "o" devient "on", "a" devient "an" et "i" de vient "in".
Il est utile de faire des exercices pour prendre conscience de cette zone (passage a à on par exemple) : on remarque que l'abaissement du voile  unifie le pharynx et la bouche ce qui peut donner une impression de concentrer le son dans le médium et grave mais c'est au prix d'un  réduction de la taille du pharynx et donc d'une baisse du volume sonore mais aussi du brillant et de la beauté de la voix.
Les langues sans  ou  avec peu de sonorités nasales comme l'italien sont plus "faciles" pour le chanteur , d'où une partie de la difficulté du chant en français: exemple début de après un rêve de Fauré "Dans un sommeil..." les sons "an" et "un" et "eil" n'aident pas à la montée dans l'aigu car il rendent difficiles le maintien de l'ouverture à l'arrière.

Les sons nasalisés restent faciles et et agréables si l'on veille à bien garder les mâchoires séparées.


Technique vocale du chant lyrique:  l'ouverture


Voir "gorge", une des difficultés du chant est de concilier une voix articulée, appuyée dans le masque et l'ouverture de la gorge et de la voute du palai.


Technique vocale du chant lyrique: l'oreille


L'oreille joue un rôle en permanence pour l'ajustement du son du chanteur à la fois pour la justesse et le timbre d'où l'importance d'entendre sa note avant de la chanter.
En ce qui concerne la qualité de la voix et le volume, le chanteur doit faire  confiance à ses sensations internes correspondant à son travail technique et pas au  son  interne qui ne correspond pas à ce qui est entendu par l'auditeur. Il doit aussi essayer d'entendre le son par retour par ses oreilles, comme si le son lui était renvoyé par les murs. Cette attitude mentale, qui modifie la posture corporelle, est importante pour laisser la voix s'épanouir.
Le chanteur contrôle en permanence  la justesse du son émis avec en le comparant avec un son mémorisé précédemment et ajuste les deux, d'où l'importance de penser les son avant.

 

Technique vocale du chant lyrique: la partition

C'est la base du travail du chanteur, il faut éviter de commencer à travailler un morceau par l'écoute d'interprétations, il faut d'abord travailler avec précision et méthode sur la partition. Ce travail comprend plusieurs étapes par exemple, lecture du texte seul puis en rythme, recherche des accents toniques, noter les nuances indiquées, décider des moments de respiration, remarquer les changements de tonalité, prendre en compte l'accompagnement...

 

Technique vocale du chant lyrique: le phrasé

Il s'agit de savoir comment l'on conduit chaque phrase musicale. Il est un élément musical essentiel. Le chanteur doit savoir jusqu'où va sa phrase et anticiper les nuances, les intentions qu'il veut y mettre. Il doit avoir en tête la fin de la phrase quand il la commence.. Sans cette unité de la phrase musicale, il ne peut y avoir d'art du chant.

 

Technique vocale du chant lyrique: les ports de voix


Le port de voix consiste à chanter toutes les notes d'un intervalle.
Il doit être en général évité car considéré comme une faute  inesthétique sauf dans certains styles (demandé dans certaines mélodies de Poulenc par exemple mais aussi le chant italien dans l'opéra (principalement le vérisme) mais aussi le Bel Canto (Bellini, Donizetti...).

Quand le port de voix est autorisé, il faut d'abord chanter nettement la note de départ et ne pas commencer le port de voix trop vite. Il faut ensuite alléger le son pendant le port de voix.


Technique vocale du chant lyrique: les registres des voix lyriques


L'étendue de la voix est déterminée par les sons extrêmes ( graves et aigus) que celle-ci peut produire. Cette étendue se divise en registres. Quand une voix non travaillée parcours son étendue maximale du grave à l'aigu, son timbre change brusquement, elle n'est pas homogène et les sensations vocales se modifient également.
Les sensations passent du thorax à la tête en montant dans l'aigu. La partie utilisant la voix de poitrine est plus limitée chez la femme.
Ces registres ont des noms imagés dans la technique de chant: voix de poitrine, voix de tête, voix de fausset, voix mixte...
La question des registres, de leur nombre, leur origine, leur étendue est toujours le lieu de débat et diverses réponses sont données par les professeurs et spécialistes mais le chant lyrique cherche toujours l'unité et l'homogénéité de la voix dans les différents registres.
Pour cela on cherche à développer uns on grave qui reste clair et un son aigu profond et large.
La difficulté se trouve dans les moments dits de "passage" entre les différents registres, le chanteur doit vaincre la difficulté de la sensation d'un son plus étroit et plus difficile à émettre.

Le passage d'un registre à l'autre  reste imperceptible voire inexistant si l'on veille à maintenir la gorge bien ouverte.


Technique vocale du chant lyrique: la résonnance


Pour chanter il faut une coordination de la résonance et du souffle, il faut guider la voix dans les résonateurs dans les pommettes et dans le masque.
Les résonateurs sont, pour l'essentiel, responsable du timbre de la voix mais à la différence des  caisses de résonances des instruments de musique, ils peuvent changer de forme et de volumes très rapidement ce qui permet une variété acoustique sans équivalent.
La contre partie de cette richesse de la voix est  la difficulté du contrôler les nombreux muscles qui agissent dans cette zone.
Le phénomène de résonance est essentiel dans  la formation du timbre et des voyelles.
Il existe plusieurs résonateurs : tous communiquent entre eux par des ouvertures de taille réglables

    • Le pharynx, ou arrière gorge 15 cm  cavité verticale entre le larynx et la bouche

hypo pharynx; jusqu'au sommet de l'épiglotte, c'est le carrefour des voies digestives et respiratoires)

    • L' oropharynx du sommet de l'épiglotte jusqu'au voile du palais,  il comprend les piliers que forment les amygdales de chaque côté de la base de la langue qui se rejoignent et forment en leur sommet une arcade où l'on trouve la luette

    • Le rhino-pharynx ou  naso-pharynx,  derrière le voile du palais, il communique avec les fosses nasales

    • La cavité buccale divisée en deux par la langue qui peuvent se réunir en fonction de la position de celle-ci, c'est elle qui a la plus grande capacité de variation de forme et de volume.

    • La cavité labiale, entre dans lèvres plus les joues

    • Les fosses nasales:elles sont mises en circuit par l'abaissement du voile du palais d'où, inversement, leur  fermeture par l'élévation de voile du palais. Le travail du chant avec le nez pincé met en évidence les sensation liées à la nasalisation des sons et l'élévation du voute du palais

. Les sinus sont des résonateurs kinesthésiques : le souffle ne les pénètre pas  il s'y forme des vibrations qui aident aussi à la répercussion du son chanté vers l'extérieur.

 


Technique vocale du chant lyrique: la respiration du chanteur


Elle permet les échanges gazeux avec l'extérieur: elle fournit l'oxygène à notre corps et élimine le gaz carbonique, lors du chant c'est de l'air chargé en gaz carbonique, de l'air usé  est ainsi utilisé  pour faire du son en mettant volontairement en vibration un obstacle qui s'oppose au passage de l'air pour le chant: ce sont les cordes vocales.
Les voies respiratoires, des fosses nasales aux bronchioles ont pour fonction de filtrer, humidifier et purifier cet air.
Il y a plusieurs types de respiration possible.

    • thoracique supérieure avec mouvement du thorax souvent dénoncé pour le chant 
    • thoracique inférieure privilégiée par le chant pour les respirations rapides en réalité souvent combinée avec la respiration abdominale
    • costo-abdominale  prônée pour le chant, plus naturelle pour les hommes que pour les femmes
    • Une respiration purement abdominale alourdit la voix.

Les recherches actuelles tendent à essayer d'utiliser tous les types de respiration pour le chant, selon les circonstances et avec  l'idée d'une harmonisation, d'une unité contrôlée de ces types de respiration
Seul le type vertébral utilisé par les profs de gym après un gros effort ne permet pas de chanter.
La respiration du chanteur est d'abord volontaire en phase d'apprentissage car elle utilise plus d'air (on passe de 1, 5/2 litres à 3/4 litres) puis fait partie de sa technique et n'a plus
besoin d'un acte conscient

C'est une application de la respiration naturelle que l"on peut observer sur soi-même en position de repos allongé. Elle ne fait pas monter les épaule, baisse le diaphragme et ouvre les côtes.
Les durées d'inspiration sont très inégales dans le chant inspiration rapide et expiration lente et contrôlée.
Elle ne doit pas faire de bruit si la technique est correcte
on utilise parfois l'idée d'un balancier inspiration/ expiration qui doit juste, pour le chant,  aller plus loin que la respiration normale.
Il faut inspirer dans la largeur et ne  pas retomber dans la respiration.
Faire des exercices de respiration profonde et de rétention d'air accroit la force et la souplesse des muscles et permet un meilleur contrôle du souffle, même si la respiration du chant ne demande pas une respiration extrême.

 


Technique vocale du chant lyrique: silence et chant


Il faut toujours penser le chant par phrase entière même s'il y a un silence.


Technique vocale du chant lyrique: le son du chant lyrique


Le son émis par le chanteur est produit par un ensemble complexe d'organes dont la première fonction n'était pas la production du son, ce système assument  4 grands rôles, le tout coordonné par le système nerveux central.
1. La soufflerie: avec un réservoir les poumons, des muscles qui permettent de l'activer et un conduit la trachée qui amène l'air.
2. Un corps qui produit la vibration: les cordes vocales et l'ensemble du larynx y qui participent à cette transformation du souffle en son
3. Un ensemble de résonateurs qui  surtout le pharynx et la bouche.
4. Le son est ensuite modulé par un système articulaire : bouche , langue, palais...
Les théories récentes décrivent le larynx et les cordes vocales, non comme un instrument à corde qui vibrent au passage du souffle mais comme un corps vibrant qui crée des vibrations en s'ouvrant et se fermant sous la pression provoquée par le souffle.
Le chanteur doit entendre le retour du son comme s'il était renvoyé par les murs,  ne pas essayer d'entendre de l'intérieur de lui-même
Il ne faut pas s'écouter chanter, mais être dans les sensations et dans l'intention que l'on veut donner à son chant.

L'oreille (seul juge!) contrôle chaque son au fur et à mesure du déroulement de la phrase musicale: justesse, équilibre harmonique, dynamique (piano, forte...), couleur...


Technique vocale du chant lyrique: le souffle du chanteur lyrique


Tout le souffle doit être transformé en son, sinon il crée un voile sur la voix et la voix ne peut être pure et belle.
Il doit monter régulièrement et doucement en formant une colonne d'air qui suit la cage thoracique. Il doit flotter dans la bouche et donner l'impression d'une bille sur un jet d'eau.
Il dot rester suspendu et libre , il ne faut pas essayer de le "tenir" dans la bouche, il doit être contrôlé par l'appui et la bouche et les résonateurs doivent l'accueillir.


Technique vocale du chant lyrique: le soutien


Voir "Appui"...


Technique vocale du chant lyrique: la tenue


Quand une note est longue, on dit qu'elle est "tenue".
Elle doit être  vivante, de nombreuses possibilités existent selon le style ou l'intention.
Exemples: prolonger la voyelle dans sa forme, crescendo, decrescendo et tous les mélanges possibles, pianissimo avec l'impression de monter la voix au dessus de la tête, voix sans vibrato pour créer un contraste...
Les tenues doivent "aller quelque part" vers le plus ouvert ou vers le moins ouvert, le plus ou moins fort...


Technique vocale du chant lyrique:  les tessitures


 Ce mot vient de l'italien "tessere " qui veut dire tisser. C'est  l'ensemble des notes où une voix se trouve "à l'aise". Le chanteur peut y mêler la chaîne et la trame (grave, aigu) harmonieusement sans éprouver de fatigue  et par extension, ce mot désigne les types de voix, soprano colorature, soprano, baryton, basse, basse profonde...


Technique vocale du chant lyrique: le timbre


Chaque voix est particulière, elle a son propre timbre, déterminé par la forme du larynx, des cordes vocales mais aussi par celle des résonateurs.
L'épaisseur de la voix, qui caractérise le timbre notamment dans les notes graves dépend de la surface d'accolement des cordes vocales et le chanteur ne peut pas le modifier beaucoup sans modifier la hauteur des sons.
La qualité du timbre peut être améliorée par le contrôle des résonateurs. Il existe un focus, une forme dans la quelle il y a coordination des phénomènes acoustiques (vibrations des cordes, fréquences des résonateurs...) qui donne au chanteur une sensation d'aisance et de puissance. Avec l'appui, c'est la recherche de ce focus, de cette coordination qui est l'un des points essentiels de l'apprentissage de la technique vocale.


Technique vocale du chant lyrique: les vocalises

Ensemble d'exercices le plus souvent sur des voyelles, qui permettent de travailler le développement de la production d'un son chanté libre et harmonieux. Elles se pratiquent sur les différents intervalles, les différentes voyelles, les nuances, le légato, le staccato...

 

Technique vocale du chant lyrique: le voile du palais


C'est le lieu du "bâillement réprimé"
Il doit laisser  ouvrir un espace vers l'arrière.
Pour le sentir faire comme exercice le grognement du cochon: rrr...
L'abaissement du voile du palais permet de passer de "o" à "on" de "a" à "an" et de" i" à "in", les sons deviennent alors "nasalisés".


Technique vocale du chant lyrique:  le volume sonore

L'augmentation du volume du son entraine une augmentation de la pression sur les organes vocaux. Pour ne pas les fatiguer le chanteur doit apprendre à trouver une « forme » de son appareil vocale qui réparti cet effort  et amplifie  le son, d'où le risque de tuber (allongement des lèvres et de l'intérieur de la bouche abandonnée aujourd'hui),) ou de la  nasalisation (option souvent adoptée parfois par le chant français abandonnée aujourd'hui).
La recherche du volume sonore s'est développée à partir du XIX au détriment de l'ornementation (baroque) et du Bel Canto (Bellini, Donizetti) pour permettre au chanteur d'assurer des rôles longs dans de très grandes salles.
Le volume d'une voix dépend de la conformation du pharynx et de la bouche mais peut aussi peut être augmenté par l'abaissement du larynx et l'augmentation du volume de la cavité du pharynx. La technique actuelle cherche à, augmenter le volume intérieur par le bâillement.
Certains proposent de penser chanter "comme une femme énorme".
chanter avec le maximum de sa voix demande de sentir l’espace autour de soi,de répandre le son, d'avoir de la force sans tension, de s’affirmer sans forcer.

Le volume sonore est dû à la pression de l'air sous la glotte. Les sons "filés", pianissimos, ne sont donc pas moins soutenus mais au contraire, le débit d'air doit être plus contrôlé donc plus soutenu.


Technique vocale du chant lyrique: les voyelles


Chaque voyelle a son propre  "moule » qui doit être précis et conscient sauf peut être dans l'extrême aigu.
On chante les voyelles, les consonnes relancent l'appui  mais sans arrêter de chanter la voyelle qui doit « passer » à travers la consonne.

Le passage d'une voyelle à l'autre doit être progressif: il est utile de faire des exercices en passant d'une voyelle à l'autre sur la même note pour les lier entre elles.
Penser à chanter des voyelles « claires »
"i" et "é" sur les pommettes avec l'idée d'un sourire intérieur., Le" i "avec sourire dans les joues mais lèvres en avant
"a", et "è" mâchoire en bas

Le "o" et le "u" se font avec une légère avancée des lèvres.

 

 

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